Francis Scott Fitzgerald (1896-1940)

Francis Scott Fitzgerald

« One writes of scars healed, a loose parallel to the pathology of the skin, but there is no such thing in the life of an individual. There are open wounds, shrunk sometimes to the size of a pin-prick but wounds still. The marks of suffering are more comparable to the loss of a finger, or the sight of an eye. We may not miss them, either, for one minute in a year, but if we should there is nothing to be done about it. »

« On dit des cicatrices qu’elles se referment, en les comparant plus ou moins aux comportements de la peau. Il ne se passe rien de tel dans la vie affective d’un être humain. Les blessures sont toujours ouvertes. Elles peuvent diminuer, jusqu’à n’être plus qu’une pointe d’épingle. Elles demeurent toujours des blessures. Il faudrait plutôt comparer la trace des souffrances à la perte d’un doigt, ou à celle d’un œil. Peut-être, au cours d’une vie entière, ne vous manqueront-ils vraiment qu’une seule minute. Mais quand cette minute arrive, il n’y a plus aucun recours. »


— Tendre est la nuit/Tender is the Night (1934) – Francis Scott Fitzgerald

A voir : The buried talent, Greensleeves to a ground, Le globe lecteur

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