Diane Arbus (1923 – 1971)

 

Diane Arbus, née Diane Nemerov (14 mars 1923, New York – 26 juillet 1971, New York), est une photographe américaine. Elle est la sœur du poète Howard Nemerov (…) Diane Arbus concentre son activité à New York et ses alentours, photographiant des inconnus dans la rue. Fascinée par les personnages hors-normes, elle photographie également des travestis, des transsexuels, des handicapés mentaux, des jumeaux, des nains, etc. En 1966, Diane Arbus contracte une hépatite, conséquence de sa méthode de travail très intimiste qui la menait souvent à avoir des relations sexuelles avec ses modèles. Cet événement marque le début de sa lente marche vers le suicide. En mélangeant le familier avec le bizarre, Diane Arbus dresse un portrait troublant de l’Amérique des années soixante. Elle s’attache pourtant à montrer que ces personnages étranges et atypiques, d’habitude considérés comme des « phénomènes de foire », sont avant tout des êtres réels, avec des habitudes et un train-train quotidien (…) Son influence sur la photographie américaine est considérable. Elle a contribué à imposer l’idée que la photographie est un art à part entière. Elle travaillait en noir et blanc et développait elle-même ses travaux afin de maîtriser complètement le résultat de ses œuvres…

Diane Arbus (March 14, 1923 – July 26, 1971) was an American photographer and writer noted for black-and-white square photographs of « deviant and marginal people (dwarfs, giants, transgender people, nudists, circus performers) or of people whose normality seems ugly or surreal. »

cf Wikipédia

Elle rêvait de photographier l’humanité entière mais porta surtout son attention sur des communautés délaissées : handicapés mentaux, phénomènes de foire… Diane Arbus (1923-1971) fut une artiste à l’empathie tragique dont la trajectoire s’acheva par un suicide…
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cf DNA

Elle commence la photographie vers 1957 après avoir été l’assistante de son mari, avec qui elle a ouvert un studio après la seconde guerre mondiale. Elle est une des figures majeures de la photographie de portait…
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cf photonumerique.codedrops

Des corps et des visages étranges, des visions qui dérangent. Chaque photo de Diane Arbus semble happée par ses personnages…
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cf Blog75

Si on vous dit son nom, vous pensez:
– “freaks” et marginaux
– New-York underground
– noir et blanc
– portraits
– géants, nains, jumeaux…
– travestissement (…)

En 1960, Madame Arbus a 38 ans et décide (enfin) de se consacrer à son destin : elle devient photo-reporter pour la presse (Esquire, Harper’s Bazaar…)  mais surtout, elle développe son travail (très) personnel (…) Elle prend à bras le corps ses modèles et tisse avec eux des liens intimes. D’où ces résultats troublants (…) Arbus fut brièvement l’élève de Lisette Model, photographe tranchante voire virulente (avec elle la bourgeoisie est grotesque, la pauvreté sale et triste). Celle-ci lui répétait “N’ayez pas peur”. Semble-t-il qu’Arbus l’ai prise au pied de la lettre (…)
Le travail d’Arbus pose des interrogations profondes et universelles sur l’identité. Sur la “normalité”. La sexualité. L’altérité. Sur les genres sexuels. Sur les apparences. Les tabous.  Bref, sur tout ce qui nous constitue personnellement et socialement (…) Sur le vif, sans fard, sans joliesse, voilà les visages et les corps de ceux qui peuplent la marge d’une société ultra-normée. Le laid, la noirceur, le bizarre, le difforme… C’est sans doute là qu’on reconnait à coup sûr une photo d’Arbus, dans ce sentiment de malaise mêlé de fascination qu’on ressent en regardant. Dans l’envie d’avoir une explication et la gène de savoir qu’il n’y en a pas (…)
L’écrivaine féministe Germaine Greer raconte une séance, dans sa chambre d’hôtel où Arbus s’était invitée : « Brusquement, elle s’est agenouillée sur le lit en plaçant son objectif juste au-dessus de mon visage et a commencé à prendre en gros plan mes pores et mes rides ! Elle me posait des questions très personnelles et là, j’ai compris qu’elle ne déclenchait que lorsqu’elle voyait sur mon visage des signes de tension, d’inquiétude ou d’agacement »…
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 cf Lense

A voir : PREMIEREFADA webzine

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